L'aviculture traditionnelle dans le Monde

L'explosion de la consommation dans les pays émergents

L'évolution de la consommation en protéines animales est souvent un marqueur du niveau de développement de la population d’un pays ou d’une région du globe. Parmi les protéines animales, la viande de volaille est celle qui a le plus progressé en termes de volumes consommés au cours des dernières décennies. En  Amérique du Sud par exemple, la consommation moyenne de viande de poulet a ainsi augmenté en moyenne de 0,5 kg / habitant et / an entre 2000 et 2010.

Aujourd’hui, 86 milliards de poulets sont consommés dans le monde avec une progression annuelle de 3% par an (source : Bilan Diagnostic des bassins de production de volailles de chair, Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux, Mars 2012).

Coexistence des nouveaux modes de consommation et de l'agriculture traditionnelle

Les modes de consommation ont aussi énormément évolué : du poulet vendu en vif sur les nombreux marchés à la volaille, aux produits élaborés (découpe, plats cuisinés, charcuterie de volailles) en passant par un poulet PAC (prêt à cuire).

Ce développement est principalement lié à l'essor d’une filière avicole industrielle dans les pays émergents où le pouvoir d’achat des consommateurs augmente rapidement, suivant ainsi le modèle des pays industrialisés après la 2ème Guerre Mondiale.

Parallèlement, il existe partout dans le monde des filières traditionnelles d’élevage de volailles colorées ou des alternatives à la production de poulet standard. Ces filières ont pour origine l’agriculture traditionnelle, vivrière : une famille, un peu de terre pour les céréales et les légumes, des animaux domestiques, de basse-cour, qui consomment principalement les déchets alimentaires : poules pour la production d’œufs, poulets pour la chair, etc. Ce modèle familial est encore présent dans une majorité de pays des continents Sud-Américains, Africains et Asiatiques.

Filière de qualité pour goût authentique

Les consommateurs de ces nouvelles puissances économiques utilisent de plus en plus des réseaux de distribution organisés (GMS) tout en recherchant des produits dans lesquels ils retrouvent les qualités de leurs volailles traditionnelles.

Ainsi, ils orientent peu à peu la demande vers des produits différents du standard, adapté tant en terme de prix qu’en terme de qualité, un produit plus proche du poulet de basse-cour que du poulet standard, intégrant des contraintes de schéma industriel (conformation, homogénéité, rendement) et s’inspirant de cette culture de la volaille traditionnelle, créant ainsi des filières produisant des poulets aux qualités organoleptiques supérieures.

Mise à jour le : 29/08/2014

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